La Bolivie

Au coeur des Andes et de la nature

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Bolivie - monde

Un des plus petits pays d’Amérique Latine par sa taille mais peut-être l’un des plus varié par ses paysages. Avec des lieux emblématiques comme le lac Titicaca, le salar d’Uyuni la plus vaste étendue de sel au monde ou des villes comme Sucre ou La Paz, la Bolivie devrait à coup sûr vous charmer.
Il serait bien dommage de passer par le Pérou sans passer voir sa voisine la Bolivie!

Le lac Titicaca qui sépare ces deux pays est le plus haut lac navigable au monde. Les Péruviens diront qu’il leur appartienne à 60% et les Boliviens vous diront de même.
Même si beaucoup d’aspects au niveau du paysage sont similaires au Pérou, la Bolivie détient aussi une richesse culturelle propre à elle-même.

Ces moments forts de partage des cultures vous marqueront tout autant que les splendeurs de la civilisation Inca.

Des sites précolombiens valent également le détour. Le centre cérémoniel de Tiahuanaco et son temple à moitié souterrain, la cité de Inkallatja et celle de Samaipata racontent une histoire enterrée depuis longtemps, mais qui ne demande qu’à être reconnue et mise en valeur.

icone superficieSuperficie :
1 098 580 km2

Capitale :
La Paz (3 640 m. d’altitude ; 850 000 habitants et 1,8 M. avec El Alto)

 

Monnaie :
Boliviano (BOB)

 

Langues officielles :
Espagnol + 36 langues indiennes (art. 5 de la Constitution)

 

icone fete nationale vertFête nationale :
6 août (première assemblée constituante en 1825)

icon book vert Religions :
Principalement catholique

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En savoir plus sur la Bolivie

CONTEXTE HISTORIQUE
Des découvertes archéologiques indiquent que la colonisation des Andes boliviennes par l’homme remonte à quelque 21 000 années. Du VIIe siècle avant notre ère à 1 200 apr. J.-C., le centre de l’Empire Tiahuanaco occupait le haut plateau bolivien, près du lac Titicaca et était peuplé d’Indiens : Aymaras, Chiquitos et Quechuas. Puis, pendant la période allant du XIIIe au XVIe siècle, la région fut incorporée à l’Empire Inca. Ces premières civilisations furent le foyer d’ères culturelles prédominantes.

Le Haut-Pérou, qui correspond au territoire de la Bolivie actuelle, fut conquis en 1538 par le conquistador espagnol Pizarro, et la région rattachée à la vice-royauté du Río de La Plata. Avec l’installation des colons espagnols, de nombreuses villes furent fondées : Chuquisaca (aujourd’hui Sucre), Potosí, La Paz et Cochabamba. De nombreuses mines d’argent commencèrent à être exploitées et le territoire devint un des centres les plus prospères et les plus peuplés de l’empire espagnol. Potosí, qui possédait des mines très productives, fut au centre de ce développement.

Cependant, la Bolivie fut une des premières colonies espagnoles à se rebeller. Les révoltes se multiplièrent et c’est finalement après la victoire de Sucre à Ayacucho, au Pérou, que la région obtint son indépendance, le 6 août 1825, et prit le nom de Bolivie, le 11 août de la même année. Une constitution, rédigée par Simón Bolívar, qui avait pris la tête de la révolte, fut adoptée en 1826.

Dès le début de son existence comme État indépendant, la Bolivie connut une période d’instabilité politique. Le premier président, le général Antonio José de Sucre, fut expulsé du pays après avoir assuré ses fonctions pendant seulement deux années.

Le pays subit ensuite plusieurs décennies de luttes entre diverses factions, de révolutions et de dictatures militaires. À cela s’ajoutèrent des conflits avec les pays frontaliers, comme le Chili, le Paraguay et le Brésil.

En effet, le désert d’Atacama était l’objet de conflits entre le Chili et la Bolivie, il était revendiqué par chacun en raison de ses riches gisements de nitrate. En 1879, le Chili s’empara du port bolivien d’Antofagasta : ce fut le point de départ de la guerre du Pacifique (1879-1883). La Bolivie et son allié le Pérou furent vaincus par le Chili. Le territoire bolivien fut alors dépouillé de ses possessions sur la côte et perdit tout accès à la mer.

En 1935, la guerre du Chaco se conclut par la cession d’une partie du territoire. En politique intérieure, les gouvernements se succédèrent rapidement, caractérisant une instabilité politique : coups d’État, guerres civiles et révolutions.

ORGANISATION POLITIQUE
La Bolivie est une république unitaire et parlementaire avec une forte influence du président de l’État sur le régime politique.

Le pouvoir exécutif appartient au Président et à son gouvernement.
Le pouvoir législatif est détenu par l’Assemblée législative plurinationale.
Enfin, le pouvoir judiciaire est exercé au sommet par la Cour suprême.

En 2017 :
Président de l’État Plurinational, Evo MORALES AYMA
Vice-président de l’État Plurinational, Alvaro GARCIA LINERA

Elu pour la première fois en décembre 2005, Evo Morales a lancé une « révolution pacifique, démocratique et culturelle », visant à réduire les injustices sociales, ethniques et géographiques par l’introduction de politiques sociales et la réhabilitation des cultures traditionnelles et le renforcement des droits des populations indigènes. Son parti, le MAS (Mouvement al Socialismo), a obtenu plus des 2/3 des sièges à l’Assemblée législative plurinationale ce qui a donné au Président la majorité nécessaire pour pouvoir faire adopter par referendum la nouvelle Constitution en janvier 2009.
Le 1er mandat d’Evo Morales a tout de même été marqué par différents épisodes de contestation dans le pays.

Evo Morales est réélu en décembre 2009, avec 63% des suffrages dès le premier tour.

En janvier 2009, les Boliviens vote par référendum (env. 60% des voix) une nouvelle constitution qui accorde plus de droits aux populations indigènes, renforce le pouvoir de l’État sur le plan économique et garantit pour la 1ère fois la séparation de l’Église et de l’État.

Entre août et octobre 2011, la Bolivie a connu un de ses plus graves conflits sociaux depuis la première élection d’Evo Morales (2005). Pour refuser la construction d’une route traversant leur territoire, plusieurs centaines d’indigènes d’Amazonie ont entrepris une marche de contestation de 600 km vers la Paz, laquelle s’est transformée en un conflit d’ampleur nationale et Ce conflit a donné lieu à une forte répression policière.
D’importantes grèves des mineurs ont éclaté en 2012, en 2013 puis en 2016. Cette dernière, particulièrement violente, a été marquée par la mort du vice-ministre de l’Intérieur M. Rodolfo Illanes.

En 2014, Evo Morales a été réélu pour un 3ème mandat avec plus de 61% des voix.

CONTEXTE ÉCONOMIQUE
Le PIB de la Bolivie a été multiplié par 3 en 10 ans pour atteindre 33,2 Mds USD en 2015 pour 10,7 millions d’habitants, (=3 097 USD/habitant). C’est une des économies les plus dynamiques d’Amérique du Sud.
Mais celui-ci reste néanmoins l’un des plus faibles d’Amérique latine et le niveua de pauvreté demeure encore élevé. En effet, 1/5ème de la population vit encore dans l’extrême pauvreté, malgré des avancées notables dues à la politique de redistribution mise en place par le président Morales (aides en faveur de la scolarisation, des personnes âgées, des femmes enceintes, etc.).
Chômage : 4% en 2016 (un des plus faibles de la région).
Dette publique : Selon la Banque centrale bolivienne (BCB), la dette publique du pays reste faible (24% du PIB en 2017).

Le pays jouit d’importantes ressources naturelles (gaz, pétrole, zinc, argent, or, étain, manganèse). Le commerce extérieur, qui est basé sur les matières premières, se répercute sur la vulnérabilité de l’économie bolivienne qui dépend de la fluctuation mondiale des prix.

L’agriculture en Bolivie fait vivre près de 45% de la population active, mais la productivité reste très faible. On cultive et commercialise principalement le soja, le coton, le maïs, la pomme de terre, le riz, le sucre et le café. Le bois est une importante source de revenus en devises de même que la viande et la transformation de peau de bovins de l’industrie du bétail.
La Bolivie connaît aussi un important commerce illégal de coca, plante qui produit la cocaïne.

Le pays est également marqué par une importante économie informelle et une inégale répartition des richesses.

GÉOGRAPHIE
La Bolivie est un pays du centre de l’Amérique du Sud, bordé au nord et à l’est par le Brésil, au sud-est par le Paraguay, au sud par l’Argentine et à l’ouest par le Chili et le Pérou. La Bolivie couvre deux fois la superficie de la France (1 098 581 km2) et abrite une très grande diversité de milieux naturels.

Les principales caractéristiques de sa géographie sont l’Altiplano, situé au milieu des Andes, et le lac Titicaca. Ce dernier est considéré comme la plus vaste étendue d’eau d’Amérique du Sud et le plus haut lac commercialement navigable du monde.

La Bolivie est divisée en trois grandes zones géographiques naturelles, chacune étant couverte par trois départements : les montagnes et l’Altiplano à l’Ouest, les Yungas et les vallées tempérées des pentes orientales et enfin les terres de basse altitude et les plaines tropicales à l’Est du pays.

On imagine souvent la Bolivie comme un pays perché au milieu des Andes. Et pourtant ! 59% du pays se trouve dans les basses terres.

LANGUES ET DIALECTES
Langues courantes : Espagnol (61.37 %, UNSD, 2012), Quechua (16.04 %, UNSD, 2012), Aymara (9.92 %, UNSD, 2012)

CULTURE
La culture de la Bolivie, pays enclavé d’Amérique du Sud, désigne d’abord les pratiques culturelles observables de ses habitants, et les richesses naturelles et culturelles de la Bolivie ne manquent pas.

La culture s’inspire des civilisations précolombiennes et se compose de nombreux rites dont les Boliviens sont très attachés : gastronomie, religions, cérémonies, coutumes…

Les fameux vêtements colorés sont différents selon les occasions. Ils proviennent d’une activité artisanale de tissage traditionnelle.

La religion et l’Église tiennent une place très importante dans la société bolivienne. Le catholicisme a longtemps été la religion d’État. La plupart des Boliviens sont catholiques. Cette religion, apportée par les espagnols, est une institution et s’apprend à l’école.
Cependant, le nombre de protestants augmente dans le pays.
L’actuelle constitution de 2009 précise que l’état est indépendant de la religion.

pachamamaPachamama : la déesse Terre Mère
En Bolivie, le rapport à la terre est sacré.
La déesse Pachamama est la plus importante des divinités des peuples andins. Elle apporte protection, fertilité ou encore abondance.
En effet, Pachamama peut se traduire par “Terre mère”, pacha signifiant en aymara et quechua terre, cosmos, temps et espace, et mama signifiant mère. Elle est à la fois la Terre en tant que planète, mais elle est aussi l’Univers, le Cosmos, tout ce qui est, tout ce qui fut et tout ce qui sera.
C’est donc une déesse mère qui peut être généreuse mais aussi dangereuse. Certaines sources affirment qu’on la percevait comme une déesse-dragon, qui vivait sous les montagnes et qui serait responsable des tremblements de terre.
La déesse Pachamama n’a pas de Temple ou de lieu de culte construit. Elle se vénère et s’honore dans la nature, principalement en hauteurs : sommets, montagnes…

Elle se célèbre tout au long de l’année. Les croyants remercient leur terre nourricière qui a subvenu à leurs besoins durant l’année.
Les Boliviens lui offrent des feuilles de coca, de l’alcool et le sang des animaux. Ils croient au soleil, à la lune, à la terre et à la montagne.

La loi « Terre Mère »
En 2011, la Bolivie a instauré une loi qu’on appelle « Terre Mère » (« Ley de Derechos de la Madre Tierra ») directement inspirée des croyances de la Pachamama. Cette loi accorde des droits fondamentaux à la nature et consacre son égalité avec l’homme. Elle introduit par la même occasion un certain nombre d’obligations légales au niveau institutionnel et inscrit le développement durable dans la vie politique locale et nationale.

GASTRONOMIE
La cuisine bolivienne est dominé par la présence des céréales, des pommes de terre et de la viande. Cependant, en milieu urbain, on consomme volontiers de la salade en entrée.
Le pain est souvent très bon, en particulier à La Paz.

Pour manger typique et pas cher, préférez les restaurants populaires et les gargotes des marchés. Néanmoins, le choix est limité, et l’hygiène n’est pas toujours au rendez-vous.

Spécialités :

  • Les pommes de terre (« papa ») sont omniprésentes, elles forment la base de l’alimentation des peuples andins depuis 6 000 ans av. J.-C. On en décompterait environ 300 espèces, et certains avancent même le chiffre de 1 400 variétés !
    Il y en a de toutes les couleurs, toutes les textures. Vous goûterez peut-être le chuño, la moraya ou la tunta qui désignent des spécialités des Andes centrales à base de pommes de terre déshydratées jusqu’à la lyophilisation par un cycle d’expositions au soleil et au gel et de foulages. À chaque cycle, les tubercules perdent de l’eau.
  • Le quinoa : comment ne pas l’évoquer alors que la Bolivie est le premier exportateur au monde. Là-bas, on le surnomme « la graine d’or ». Il se consomme de préférence en soupe ou avec du lait, même si on le trouve aussi sous forme de pain et de pâtes. Il occupait la place centrale dans l’alimentation inca.
  • Côté viandes, les boliviens consomment surtout du bœuf et du poulet.

Le plats :

– Milanese de pollo ou de lama : viande panée
– Churrasco : steak grillé sud-américain
– Ají de papalisa : plat de Cochabamba à base de pommes de terre, de viande, d’oignons.
– Ají de lengua : langue de bœuf et piments.
– Anticuchos : brochettes de cœur de bœuf et piments
– Chicharrones : morceaux de porc ou de poulet, cuits dans un bain d’huile, et que l’on accompagne de “mote”, gros grains de maïs blanc
– Pacumuto : brochettes de viandes (région de Santa Cruz).
– Fricassé : porc et maïs
– Pique macho : morceaux de carré de rumsteck ou de poisson grillés, frites, tomates et piments rouges
– Parillada : morceaux de viande et abats grillés sur de petits barbecues de table.
– Empanada (ou salteña) : spécialité venue du nord de l’Argentine. C’est une sorte de chausson au poulet, à la viande et aux oignons ou au fromage, excellent quand il est chaud. Accompagne souvent le petit déj ou sert d’en-cas dans la matinée.
– La soupe est l’entrée traditionnelle. Il fut un temps où la soupe constituait le seul repas de la journée pour la plupart des Boliviens. Toutes les soupes (sopas), appréciables en altitude, sont excellentes et peu chères. Goûtez le chairo à La Paz, à la viande de bœuf et d’agneau séché et, à Potosí, la k’arapulca, une soupe très consistante dans laquelle on plonge traditionnellement une pierre chaude pour la maintenir à température.

idée iconInformations utiles avant votre départ

FORMALITÉS ADMINISTRATIVES

Passeport valide et valable encore six mois après le retour.

Il n’est plus possible de rentrer sur le territoire marocain en montrant seulement sa carte nationale d’identité, le passeport est obligatoire, même pour les groupes organisés.

SANTÉ

Il est conseillé d’être à jour avec les vaccins universels (DTCP, hépatite B) :

  • Fièvre jaune (indispensable si vous allez dans la selva amazonienne) ;
  • Typhoïde et hépatite A (nécessaires pour les séjours prolongés) ;
  • Rage (recommandé pour les séjours longs, en particulier pour les expatriés, et/ou ruraux).
CLIMAT ET ENVIRONNEMENT

Bien que la Bolivie se trouve près de l’équateur, le climat varie suivant les régions.

Le climat en Bolivie est fortement influencé par les différences importantes d’altitude, et de la quantité de précipitations de régions spécifiques.

Les saisons en Bolivie :
Il y a 2 saisons en Bolivie :
– été (novembre à mars) : climat est plutôt chaud et humide
– hiver (avril à octobre) : climat frais et sec
La Bolivie se trouve dans l’hémisphère sud, les saisons sont donc inversées par rapport à l’hémisphère nord

Quand visiter la Bolivie ? La Bolivie peut être visitée toute l’année. La meilleure saison pour voyager est la saison sèche : d’avril à octobre.

DÉCALAGE HORAIRE

1h de plus qu’au Pérou : lorsqu’il est 12h en France, il est 7h en Bolivie en hiver et 6h en été.

MONNAIE

La monnaie locale est le boliviano.
– En août 2017, 1€ valait 8.19 BOB

Vous n’aurez pas de problème pour changer vos euros, ni vos chèques de voyage.

Utiliser sa carte bancaire en Bolivie : 
Il sera moins évident d’utiliser les cartes bancaires pour vos dépenses courantes. Seuls certains hôtels, restaurants ou boutiques chic des grandes villes, ainsi que dans certaines agences de voyages/tour-opérateurs vous le permettront.
Vous trouverez néanmoins dans la plupart des villes des distributeurs automatiques de billets (cajeros automáticos) acceptant les cartes Visa, MasterCard et Cirrus.

ÉLECTRICITÉ

Le voltage et la fréquence en Bolivie sont les mêmes qu’en France (230 V, 50 Hz). Vous pouvez donc utiliser tous vos appareils.

En Bolivie ont utilise des prises de type A / C. Prise type C peut être utilisée aussi avec la fiche mâle E et F. Pour la prise de courant A vous aurez besoin d’un adaptateur.

RÈGLES À RESPECTER POUR ÉVITER MALADIES ET BOBOS
  • Faire attention aux fruits et légumes crus.
  • Se laver les mains avant les repas.
  • Se méfier des coupures et égratignures. Sous ces climats, elles peuvent mettre beaucoup plus de temps à guérir (n’hésitez pas à nous consulter en cas de petites plaies).
  • Privilégiez le coton au synthétique à cause de l’humidité et de la chaleur pour éviter les irritations de peau.
  • Garder aux pieds des tongs en plastique sous la douche pour éviter les champignons divers. L’eau est le principal vecteur de maladies.
  • Ne consommez pas d’eau du robinet, achetez de l’eau en bouteille.
À FAIRE / À NE PAS FAIRE
  • Faites attention à vos tenues, évitez les habits trop découverts comme les décolletés trop généreux, les torses nus.
  • On tutoie généralement les gens, sauf ceux ayant un haut niveau social ou bien les personnes âgées.
  • La bise est de mise entre homme et femme. Une seule manière, valable partout : une fois sur la joue droite.
  • Respectez les agents de la loi (motard, agent de police). On s’adresse à un agent en disant Jefe (chef).
  • Photographier les indiens est rarement apprécié ; en effet, la majorité pense que la photo leur enlève leur âme. Demandez toujours l’autorisation avant.

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