Le Cambdoge

Pays du sourire

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Cambodge - monde

Moins connu que les destinations voisines comme la Thaïlande et le Vietnam, le Cambodge n’en est pas moins impressionnant de beauté et de culture. Ce pays, héritage de l’empire khmer, vous étonnera à la fois par son incroyable patrimoine et par ses paysages.
Les sourires communicatifs des enfants Cambodgiens sont peut-être ce qui vous touchera le plus à moins que ce ne soit la beauté des temples d’Angkor ! Quoi qu’il en soit, le Cambodge va vous émerveiller. Partez à la découverte de ce petit pays d’Asie du Sud moins fréquenté que sa voisine la Thaïlande et qui est paré d’aussi beaux atours.
Désireux d’aventures, de vacances ou de culture, le Cambodge saura répondre à vos attentes. N’ayez pas peur de sortir des sentiers battus, le charme de l’ancien empire va au delà des temples les plus réputés…
Beaucoup de voyageurs tombent amoureux du Cambodge et de sa population si attachante, dans le cadre d’un séjour solidaire ou tout simplement parce qu’ils ont découvert cette terre humaine riche en histoire.

icone superficieSuperficie :
181 035 km2

Capitale :
Phnom Penh (1,5 millions d’habitants)

 

Monnaie :
Riel (KHR) et dollar (économie fortement dollarisée)

Langue officielle :
khmer

icone fete nationale vertFête nationale :
9 novembre (anniversaire de l’indépendance en 1953)

icon book vert Religions :
bouddhisme (plus de 90%), islam (moins de 5%)

zoom vert

 

En savoir plus sur le Cambodge

CONTEXTE HISTORIQUE

L’histoire du Cambodge est intrinsèquement liée à une ethnie : les khmers. L’âge d’or du pays commence au IXe siècle avec le roi Jayavarman II qui pour la première fois arrive à unifier l’empire Khmer. Sa grandeur peut encore aujourd’hui se voir dans les fastueux temples qu’il a fait construire à Angkor. Cette époque faste va durer jusqu’au XIIIe siècle. Après lui, de nouveaux rois arrivent eux aussi à faire perdurer la grandeur du royaume. L’Age d’or de cette époque est atteint sous Jayavarman VII. Entre 1181 et 1227 il arrive à étendre son royaume sur une grande partie de l’actuel Thaïlande et Laos.

Il est à l’origine de nombreuses infrastructures civiles et surtout il fait construire l’un des plus beaux temples d’Angkor : le Byon. A sa mort, le pays entre dans une phase de déclin qui aboutit notamment en 1351 à la prise d’Angkor par le royaume du Siam. Plusieurs luttes s’ensuivent sur la gouvernance d’Angkor et en 1431 les khmers sont soumis à la vassalité du peuple Siam. A cause de discordes internes, le Cambodge n’arrive pas à trouver de stabilité politique et fait souvent appel à des puissances étrangères pour aider les différents clans adverses.

Au XVIIe siècle, après une longue période où le Royaume de Siam à la main mise sur le pays, le roi du Viet Nam de Hué aide les cambodgiens à chasser les Siams hors du pays mais à la place implante une forte communauté vietnamienne le long du Mékong. Il occupe une place de plus en plus importante et arrive à asservir les khmers au rang de vassaux.

Au XIXe siècle, le Cambodge est incorporé au Viet Nam, situation qui ne prend fin qu’avec l’établissement du protectorat français en 1863. Durant cette époque, la France apporte son savoir-faire et développe considérablement les infrastructures dans le pays.

Lors de la guérilla pour l’indépendance le Cambodge est le pays qui souffre le moins. C’est le prince Sianouk qui négocie un accord et rend l’indépendance au Cambodge, il est accueilli en héros. Il va régner sur le pays jusqu’en 1970 offrant une période de prospérité. En 1970 il est renversé au profit d’une république qui proclame le pays République Khmère mais surtout propulse le pays dans la guerre. Les Etats Unis vont en profiter pour bombarder la zone frontalière du pays avec le Vietnam. Plus de 2 millions de mines sont ainsi déversées.

Aujourd’hui encore un grand nombre se trouve toujours là. C’est à cette époque que le mouvement des Khmers rouges prend de l’ampleur. A leur arrivée au pouvoir la situation change radicalement. Les villes sont évacuées, tout le monde doit partir travailler à la campagne, l’intelligencia est chassée ou tuée. Le peuple meurt d’épuisement au travail, de malnutrition, des maladies ou des exécutions sommaires. C’est le Vietnam qui libère le pays en 1978en seulement quelques jours. La république est restaurée. Le pays a retrouvé la paix et s’ouvre petit à petit au tourisme.

 

ORGANISATION POLITIQUE

Aux termes de la constitution de 1993, le Cambodge est une monarchie parlementaire. Elément essentiel de la stabilité du pays depuis les Accords de Paris en 1991, l’institution monarchique perdure en la personne de Norodom Sihamoni qui a accédé au trône en 2004, après l’abdication de son père, Norodom Sihanouk. L’action du souverain s’inscrit dans le cadre posé par la Constitution, selon laquelle « le Roi règne et ne gouverne pas ».

Lors des élections législatives de juillet 2013, le Parti du Peuple Cambodgien (PPC), dirigé par le Premier ministre Hun Sen, a remporté 3,2 millions de voix, suivi de près par le Parti du Salut National du Cambodge (PSN, issu de la fusion entre les deux principaux partis d’opposition, dirigés par Sam Rainsy et Kem Sokha), qui avec 2,9 millions de voix, enregistre une forte poussée. L’opposition a dénoncé de graves irrégularités et a refusé de siéger à l’Assemblée nationale. Après une année de crise émaillée de nombreux incidents, un accord entre le PPC et le PSN est intervenu le 22 juillet 2014, ouvrant la voie au retour des députés d’opposition à l’Assemblée nationale au mois d’août.

Cet accord a été progressivement vidé de son contenu depuis l’été 2015 et les tensions entre le PPC et l’opposition ont rejailli à la faveur de plusieurs incidents (arrestation du sénateur de l’opposition Hong Sok Hour, agression brutale de deux parlementaires de l’opposition, , mandat d’arrêt à l’encontre de Sam Rainsy, contraint à l’exil en France pour la 3e fois en 20 ans, arrestations de plusieurs responsables locaux d’ONG de droits de l’Homme). Le Secrétaire général de l’ONU, le Conseil des Droits de l’Homme, le Parlement européen ainsi que plusieurs ambassades de pays membres de l’UE, dont la France ainsi que les Etats-Unis, ont dénoncé à plusieurs reprises l’escalade des tensions et appellent le gouvernement à la reprise d’un dialogue pacifique et constructif.

Par ailleurs, KEM Ley, commentateur indépendant bien connu des médias, a été assassiné début juillet. En l’absence d’une enquête transparente, les circonstances de cet assassinat n’ont pas été éclaircies.

La situation s’est toutefois stabilisée depuis ces derniers mois (grâce royale accordée à KEM Sokha, numéro 2 de l’opposition, condamné à 5 mois de prison dans le cadre d’une affaire de mœurs, fin du boycott parlementaire en novembre, reprise du dialogue politique à haut niveau entre opposition et gouvernement), et témoigne de la volonté des deux parties d’éviter les provocations et de favoriser la poursuite du dialogue. Les prochaines échéances électorales sont prévues en juin 2017 (municipales) et en juillet 2018 (législatives).

CONTEXTE ÉCONOMIQUE

L’économie du Cambodge affiche une croissance estimée par la Banque mondiale à 7 % en 2015. L’économie khmère repose sur quatre piliers : la construction, l’agriculture, le tourisme et l’industrie textile. Grâce au programme « Tout sauf les armes » de l’UE, les exportations agricoles cambodgiennes ont augmenté rapidement à la suite de l’abolition des taxes et des barrières douanières à destination des pays membres de l’UE.

En 2014, les exportations se sont élevées à 7,7 milliards de dollars, contre 6,9 milliards en 2013. Le secteur du textile et des chaussures (5,8 milliards de dollars, soit 76% des exportations totales) constitue le principal poste d’exportation du pays (80% des exportations) et l’un des piliers de son économie. Alors que le Cambodge est très dépendant des pays voisins et de la Chine pour les importations, environ 80% de ses exportations sont destinées à l’Union européenne (40%) et aux Etats-Unis (37%). Seuls 6% de ses exportations se dirigent vers les pays de l’ASEAN.

L’agriculture constitue le 2ème poste d’exportation du pays, avec 2.9 millions de tonnes de produits exportés en 2013, dont 379 000 tonnes de riz (contre 206 000 tonnes en 2012). Cependant, elle reste dépendante des aléas climatiques. L’accent est mis aujourd’hui par les acteurs de ce secteur sur la modernisation des techniques de production et de stockage.

L’activité touristique a engrangé des recettes de 2 Mds USD (près de 5 millions de touristes en 2015, dont près de 200 000 Français), à destination principalement de Siem Reap (site d’Angkor) et de Phnom Penh. Le secteur représente actuellement environ 15% du PIB annuel, et plus de 620 000 emplois (soit près de 13% de la population active).

La croissance est en partie tirée par les exportations, qui dépendent néanmoins d’entreprises souvent étrangères (chinoises pour le textile, japonaises pour la production industrielle). Cette dépendance pourrait fragiliser à terme le Cambodge, qui doit faire face à la concurrence des pays voisins déjà industrialisés comme la Thaïlande et le Vietnam mais aussi les nouveaux entrants comme la Birmanie. Pour éviter une trop grande dépendance aux facteurs exogènes, le Cambodge entame une diversification de son industrie. Apparaissent aujourd’hui de nouvelles filières industrielles comme la sous-traitance pour de grands groupes automobiles (investissements japonais) ou la production de vélos (2ème exportateur à destination de l’UE). L’industrie reste toutefois dominée par la filière textile qui crée peu de valeur ajoutée.

GÉOGRAPHIE

Pays d’Asie du Sud-Est, le Cambodge est entouré par la Thaïlande, le Laos et le Viêt Nam. Sa superficie est 181 035 km2 et sa bordure maritime, longue de 443 km, donne sur le golfe de Thaïlande. Il possède trois grandes chaînes de montagnes : celle de l’Éléphant au sud, celle des Cardamomes à l’ouest et la Cordillère annamitique à l’est.

La géographie du Cambodge est dominée par le fleuve Mékong (khmer : Tonlé Thom ou Grande Rivière) et le Tonlé Sap (Rivière d’Eau Fraîche), principale ressource halieutique. Sa faible altitude fait que le pays se trouve en grande partie au niveau ou sous le niveau des fleuves. À la saison des pluies, le courant du Mékong se renverse et s’écoule vers le Tonlé Sap dont le lac augmente considérablement sa superficie.

LANGUES ET DIALECTES

On compte une vingtaine de langues parlées au Cambodge. Elles appartiennent presque toutes à la branche môn-khmer de la famille des langues austroasiatiques. Deux langues sont austronésiennes : le cham et le jarai, qui appartiennent à la branche malayo-polynésienne.

94,3 % de la population du pays sont locuteurs d’une langue austroasiatique et 1,76 % d’une langue austronésienne.

Avec 13 millions de locuteurs en 2008, le khmer est de loin la première langue maternelle du pays, parlée en tant que langue maternelle par 96 % de la population.

Le cham, avec 204 055 locuteurs de langue maternelle en 2008, arrive loin derrière en 2e position.

Le français, l’ancienne langue coloniale, est parlé par 423 000 personnes en tant que langue étrangère en 2015, soit 3 % de la population du pays.

CULTURE

Les expressions artistiques privilégiées par le peuple khmer ont toujours été la sculpture et la danse. La communion parfaite de ces deux arts est incarnée par les célèbres apsaras (danseuses célestes) omniprésentes sur les murs des temples angkoriens.

Après la chute de l’Empire khmer, les pratiques artistiques cambodgiennes sont devenues plus discrètes. Le régime khmer rouge leur a été fatal : assimilés à la culture bourgeoise et à la religion, chanteurs, sculpteurs, musiciens des temples et architectes ont disparu à 90 % dans les camps de travail. Les plus chanceux ont choisi l’exil.

Aujourd’hui, la plupart des danseuses sont de jeunes pensionnaires des orphelinats.

La musique joue un rôle très important pour les Khmers et rythme chacune de leurs fêtes et cérémonies. Les musiciens jouent sur de très beaux instruments traditionnels : de grands xylophones (roneat) en bois et lamelles de bambou, des hautbois stridents (sralaï), de grandes guitares courbes et les fameux chapeis (la guitare khmère), sans oublier les percussions (skor areak).

GASTRONOMIE

La cuisine cambodgienne mélange les influences vietnamienne, thaïlandaise, chinoise et française. Beaucoup de soupes, de riz (aliment de base) et de légumes. De temps en temps de la viande (porc et bœuf, mais ce dernier est souvent dur !) mais surtout du poisson d’eau douce, comme les anguilles, et du poulet. Également des tortues d’eau, dans la région du lac, et du gibier (chevreuil) dans les zones forestières.
Les préparations sont agrémentées de citronnelle, coriandre, gingembre et prahoc, une spécialité khmère qui s’apparente au nuoc-mâm et n’est autre qu’une saumure de poisson.

L’amok, poisson ou poulet cuisiné au lait de coco dans une feuille de bananier et parfois servi dans une noix de coco. C’est l’équivalent du hok mok thaï.

Les autres plats les plus courants sont le poisson grillé (trey aing) ou frit (trey chean), la soupe de porc (samla chapek) ou de poisson (somla machou banle), la salade de bœuf (phlea sach ko) et les populaires nouilles de riz sauce coco (khao phoun). Notons aussi les volcans, de la viande de bœuf grillée sur une pierrade, mélangée avec des légumes épicés (une fondue cambodgienne, en somme !) et le lok lak, bœuf mariné au citron ou au poivre, servi avec un œuf frit et beaucoup d’oignons. Parfois un peu semelle quand même, le bœuf…

 

Sinon, les curiosités gastronomiques ne manquent pas : certains Cambodgiens sont friands de criquets et même de cuisses de grenouilles, grillées, farcies au riz et au gingembre, et épicées à souhait !

 

Les restaurants français sont presque aussi nombreux que les expats français eux-mêmes, surtout à Phnom Penh. Dans la capitale, mais aussi en province, pas mal de restos asiatiques servent des spécialités thaïes, chinoises, indiennes ou encore vietnamiennes.

 

Côté fruits, on retrouve tous les parfums des tropiques : papayes, jacquiers, noix de coco, mangoustans (coque brun-violet au fruit blanc laiteux très parfumé), pommes de lait (de la famille des sapotilles, qui sont également très bien représentées), fruit du dragon (peau rose fuchsia avec d’étranges pétales, chair gris clair acidulée, parsemée de minuscules graines noires) au goût peu prononcé, mais très esthétique, et bien sûr les durians (à l’odeur si… particulière). Les mangues, exquises, n’ont pas le même goût qu’ailleurs.

 

idée iconInformations utiles avant votre départ

FORMALITÉS ADMINISTRATIVES

Chaque voyageur doit être muni d’un passeport valable encore au moins 6 mois après le retour et d’un visa (sauf pour les ressortissants suisses qui restent au Laos moins de 15 jours). Il est valable 3 mois à partir de la date d’émission, pour un séjour de 30 jours maximum.

SANTÉ

Vaccins (fortement) conseillés :

  • vaccinations universelles : diphtérie, tétanos, polio, coqueluche et hépatite B ;
  • hépatite A ;
  • typhoïde ;
  • rage : indispensable pour les séjours longs et en zone rurale ;
  • encéphalite japonaise : recommandée pour les séjours longs, en particulier dans les zones de rizières, en période de mousson et après ;
  • traitement antipaludique : fortement conseillé, même si le paludisme affecte surtout les zones rurales.
CLIMAT ET ENVIRONNEMENT

Le Cambodge possède deux saisons, une saison sèche et une saison humide. Entre mai et octobre les jours sont ponctués de fortes pluies et de vents violents, il est déconseillé de voyager particulièrement en septembre et octobre où la mousson est à son maximum. Novembre à avril est sont les meilleurs mois pour voyager. L’humidité est peu pesante et les pluies sont rares.

 

DÉCALAGE HORAIRE

+ 5h en été, + 6h en hiver

MONNAIE

La devise cambodgienne s’appelle le riel.

Cependant, c’est le dollar américain (abrégé $ ici) qui vous sera le plus utile dans le pays ! Tout le monde l’accepte. On vous rend la petite monnaie en riels, ce qui permet d’avoir toujours des coupures des deux devises sur soi. Le change riels/dollars est à peu près stable et souvent plus intéressant dans les bureaux de change que dans les banques.

 

ÉLECTRICITÉ

Pas de problème majeur. Les prises françaises s’adaptent parfaitement aux prises cambodgiennes.

RÈGLES À RESPECTER POUR ÉVITER MALADIES ET BOBOS
  • Faire attention aux fruits et légumes crus.
  • Se laver les mains avant les repas.
  • Se méfier des coupures et égratignures. Sous ces climats, elles peuvent mettre beaucoup plus de temps à guérir (n’hésitez pas à nous consulter en cas de petites plaies).
  • Privilégiez le coton au synthétique à cause de l’humidité et de la chaleur pour éviter les irritations de peau.
  • Garder aux pieds des tongs en plastique sous la douche pour éviter les champignons divers qui germent sous les tropiques. L’eau est le principal vecteur de maladies.
  • Ne consommez pas d’eau du robinet, achetez de l’eau en bouteille.
À FAIRE / À NE PAS FAIRE

– Lors de vos déplacements conservez une tenue correcte, évitez les décolletés trop généreux et les torses nus. Portez un maillot lorsque vous êtes sur une plage.

– Respectez les habitants et leur environnement, demandez l’autorisation avant de prendre une photo même s’il s’agit d’un enfant. Montrez votre appareil et faite un geste pour vous faire comprendre et attendez son accord.

– Respectez la nature. Ne jetez rien.

– Ne cueillez rien surtout dans un parc national, enfin écoutez les conseils de vos guides et essayez de ne pas déranger la faune, par exemple ne touchez pas et n’approchez pas les animaux de trop prêt.

– Ne donnez pas d’argent aux enfants, la mendicité n’est pas une solution, préférez leur offrir du matériel scolaire, un vêtement ou simplement un fruit. S’il s’agit d’une personne âgée ou d’un infirme à vous de juger selon le contexte.

– Ne ramenez pas des morceaux de pierres des temples ou des sites touristiques.

– Enlevez vos chaussures lorsque vous entrez dans un temple (signe souvent indiqué).