Le Pérou

Pays peuplé de légendes

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Qui n’a jamais rêvé de mondes éloignés, de ces mers lointaines peuplées de légendes ?

Qui n’a jamais souhaité voir le soleil souverain guider ses pas au cœur du pays Inca? Notre imaginaire a longtemps été peuplé d’histoires et de mythes nous faisant voyager, traverser les siècles; pour nous retrouver au sommet du Machu Picchu, assis devant la porte du soleil, à admirer l’œuvre d’une civilisation qui en quelques siècles, a su rester présente dans les mémoires et continue de nous captiver par la construction d’une des plus fascinantes et plus mystérieuses merveilles du monde…

Tellement de paysages s’offrent à nos yeux: de la cordillère des Andes, en passant par le lac Titicaca ou encore les ruines Incas, le Pérou regorge d’un panorama époustouflant.

icone superficieSuperficie :
1 285 220 km2

Capitale :
Lima (8,7 millions d’habitants)

Monnaie :
Espagnol. Le quechua, l’aymara et les langues amazoniennes sont également pratiqués.

Langue officielle :
Nouveau Sol péruvien (PEN)

icone fete nationale vertFête nationale :
28 juillet (indépendance en 1821)

icon book vert Religions :
catholique (estimé à 85 %), évangélique (estimé à 15 %)

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En savoir plus sur le Pérou

CONTEXTE HISTORIQUE

Les archéologues croient que les premières traces humaines au Pérou dateraient d’il y a environ 20 000 ans avant notre ère mais peu de vestiges sont conservés de cette époque. Les premiers habitants sont des nomades qui vivent de chasse et de cueillette. Vers 1250 avant notre ère, plusieurs civilisations venues du Nord, notamment les Chavíns, les Chimús, les Nazcas et les Tiahuanacos, s’établissent dans la région.

Entre l’an 1100 et l’an 1300, les Incas, une tribu guerrière du sud de la Sierra, se déplacèrent peu à peu vers le nord de la région jusqu’à la vallée de Cuzco. Leur expansion commença en 1438, avec l’empereur Pacahuetec, qui entreprit de conquérir les terres voisines. Vers 1500, l’Empire inca s’étendait de la région sud de l’actuelle Colombie, jusqu’au fleuve Maule au Chili et à l’actuelle province de Tucumán en Argentine. Treize générations d’Incas se sont succédé à la tête de cet empire avant l’arrivée des Espagnols. C’était le plus grand empire autochtone du continent.

En 1531, le conquistador espagnol Francisco Pizarro débarqua au Pérou (en provenance de Panama) avec seulement 168 hommes et 37 chevaux. Il entra à Cajamarca, le 16 novembre 1532, et captura rapidement l’empereur Atahualpa dont il extorqua une énorme rançon. Lors de la bataille de Cajamarca, les 168 Espagnols écrasèrent une armée inca de quelques 80 000 hommes et en massacrèrent près de 40 000, sans essuyer une seule perte. Les armes en bois et les gourdins des Incas ne firent pas le poids contre les armes en acier et les fusils des Espagnols, sans oublier la cavalerie. Pizarro entra à Cuzco, la capitale de l’empire des Incas, le 15 novembre 1533. Comme les Incas étaient déjà divisés entre eux, les Espagnols profitèrent de la situation et réussirent, en quelques années (1531-1536) à faire de cet immense empire inca une possession espagnole. Sous le dernier Quipucamayoc la population inca était de 12 millions d’habitants. 45 ans plus tard sous le vice-roi Toledo il ne reste que 1,1 million d’indigènes. Entre temps, les villes Incas reçurent des noms catholiques et furent reconstruites selon le modèle espagnol. L’or et l’argent des Incas enrichit énormément les conquistadors. L’esclavage et la tribu des indiens furent abolis par la dictature de Ramón Castilla (1845-1851 et 1855-1862).

L’envie d’indépendance débuta avec le soulèvement de propriétaires terriens d’origine espagnole. Ce furent l’Argentin José de San Martín et le Vénézuélien Simón Bolívar qui se mirent à la tête des troupes rebelles. En 1824, ils s’affranchissent de la couronne espagnole. Après la victoire de Sucre à Ayacucho, le 9 décembre, le pays se divise en 2, le haut Pérou reste fidèle à Bolivar et prend le nom de Bolivie tandis que le bas Pérou, devient à peu de choses près le Pérou actuel. L’indépendance fut obtenue en 1879.

D’autres conflits débutèrent en 1830 notamment avec l’Equateur qui donna lieu à d’autres guerres qui se poursuivirent jusqu’en 1995. Un autre conflit l’opposa au Chili dans laquelle elle perdit les provinces de Tacna et d’Arica dans la région de Tarapacá (traité d’Ancón du 20 octobre 1883). Avant de récupérer Tacna en 1929 et ainsi mettre fin aux différents avec le Chili.

Le XXe siècle est assez mouvementé politiquement pour le Pérou qui connait dictature, coup d’Etat militaire et autres bouleversements radicaux impliquant notamment l’alliance populaire révolutionnaire américaine fondé par Víctor Raúl Haya de la Torre. En 1980 Fernando Belaúnde Terry candidat de l’Acción Popular remporte l’élection présidentielle. 5 ans plus tard c’est Alan García Pérez, de l’Alliance populaire révolutionnaire américaine, qui lui succède. En 1990 Alberto Fujimori fait baisser l’inflation et entreprend toute une série de mesures pour son pays dont de nombreuses privatisations d’entreprises. Il est réélu en 1996 mais accusé de corruption en 2000. Alejandro Toledo Manrique est élu en 2001. OllantaHumala, candidat du parti nacionalista péruvien, perd les élections en 2006 contre Alan Garcíamais les remporte en 2011.

ORGANISATION POLITIQUE

Le Pérou est une République « démocratique, sociale, indépendante et souveraine » (article 43 de la Constitution de 1993). La constitution de 1993 consacre le principe de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire et fonde un régime présidentiel monocaméral :

Le pouvoir exécutif est assuré par le président et le vice-président. Ils sont élus ensemble pour cinq ans, au suffrage universel direct. La Constitution de 1993 permet une réélection, mais depuis decembre 2000 (à la chute du régime fujimoriste), date de la modification de l’article 112 de la Constitution, il ne peut pas être réélu consécutivement (ce fut le cas d’Alberto Fujimori). Le président est à la fois le chef de l’État et le chef du gouvernement. Il est également le commandant en chef des forces armées, mais ne peut déclarer la guerre que sur l’autorisation du Congrès. Il constitue des cabinets ministériels. Le président du conseil des Ministres est désigné par le président de la République. Il réside à la Maison de Pizarro, le Palais du Gouvernement. Pedro Pablo Kuczynski (PPK) est le président depuis le 28 juillet 2016.

Le pouvoir législatif est exercé par un parlement unicaméral : le Congrès de la Nation, composé de 130 membres élus pour cinq ans, en un tour, le même jour que l’élection présidentielle. Le président actuel du Congrès est Ana María Solórzano (PNP).

La Cour suprême est la plus haute instance du système judiciaire péruvien.

L’Assemblée constituante de 1822 est la première assemblée constituante péruvienne, instituée par 79 députés élus proportionnellement selon la population de chaque département. Lors de la première séance, les députés prêtèrent le serment de défendre l’intégrité territoriale du pays et « de le libérer de ses oppresseurs ». L’achèvement de l’Acte constitutionnel fut difficile : la première Constitution fut adoptée le 12 novembre 1823. Les premières constitutions établirent une démocratie nominale et censitaire, où les analphabètes et les femmes n’étaient pas habilités à voter. Le 7 septembre 1955, le Congrès de la République promulgua une loi, qui donnait pour la première fois aux femmes péruviennes le droit de voter et d’être élues.

CONTEXTE ÉCONOMIQUE

Troisième producteur au monde d’argent, de zinc et de cuivre, quatrième pour l’étain et le plomb, et cinquième pour l’or, le Pérou vit avant tout de la richesse de son sous-sol. À elle seule, l’extraction minière représente 60 % des exportations du pays.

C’est d’abord le retour à la paix civile, à la fin des années 1990, qui a permis la montée en puissance du secteur minier, puisque la guérilla du Sentier lumineux opérait surtout dans les Andes, territoires les plus riches en minerais. Les investissements étrangers dans les mines ne cessent de croître.

C’est donc le boom minier qui tire l’économie du Pérou, associé aux autres secteurs porteurs du pays : le tourisme, l’agriculture (premier exportateur mondial de café bio, deuxième pour le cacao bio) et, surtout, la pêche et les activités halieutiques, la mer du Pérou étant l’une des plus riches du monde en plancton et en poissons. De quoi afficher 12 ans de croissance ininterrompue (environ 4 à 10 % par an entre 2002 et 2013, avec toutefois un ralentissement depuis) et une inflation maîtrisée (autour de 3 %), faire émerger une classe moyenne importante, et réduire la pauvreté, pasée de 60 % à environ 25 % de la population sur la même période (selon la Banque mondiale).

L’élection en 2011 du nationaliste de gauche Ollanta Humala avait fait craindre le pire aux marchés financiers, la bourse n’a finalement pas modifié cette tendance de fond, Humala ayant tout simplement poursuivi de Lima enregistrant même sa plus forte chute depuis sa création à l’annonce du résultat. Mais celle-ci a vite repris des couleurs. Certes, le président a réussi à négocier la mise en place d’un impôt minier. Mais il a surtout rassuré les milieux économiques, en maintenant les mêmes hommes aux postes clés et en poursuivant la même politique libérale que son prédécesseur, mâtinée de quelques réformes sociales.

Et l’activité minière a continué de fleurir, certes en partie pour le bien de l’économie, mais moins pour celui de l’écologie, en mettant sous pression bien des zones rurales, dont les habitants craignent une détérioration de l’environnement et s’opposent vivement à l’ouverture de nouvelles exploitations.

On compte ainsi plusieurs centaines de conflits sociaux ouverts ou larvés dans le pays.

De plus, le secteur minier est touché par la chute du cours des matières premières, alors qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour réduire l’extrême pauvreté dans le pays.

Environ 8 millions de Péruviens vivent en effet toujours sous le seuil officiel de pauvreté (ce qui ne veut pas dire que le reste de la population vit bien !), dans un pays où les aides sociales sont inexistantes. Et le pouvoir économique reste concentré sur Lima et la côte, au détriment des Andes, d’où provient pourtant le minerai, et de l’Amazonie.

GÉOGRAPHIE

Le Pérou a une superficie de 1 285 216 km², soit environ deux fois et demi la France et 7,2 % du continent sud-américain. On divise généralement le pays en trois zones géographiques :

  • La côte à l’ouest,
  • La sierra au centre
  • La forêt tropicale ou selva à l’est

La région côtière

Elle s’étire sur environ 2 250 km (pour 3 080 km de littoral). Elle représente à peine 11 % du territoire péruvien, mais rassemble plus de la moitié de la population nationale (la moitié la plus riche). Large de 180 km au nord et de seulement 15 km au sud par endroits, c’est une bande désertique et rocailleuse coincée entre l’océan Pacifique et le piémont de la cordillère des Andes. Elle est coupée par des rivières descendant des Andes, dont les vallées dessinent de véritables oasis.

Les températures n’y sont pas toujours très élevées, notamment à l’extrême nord du pays (où l’on trouve d’ailleurs des stations balnéaires), qui échappe au courant de Humboldt. À l’approche de l’hiver (vers avril-mai), le ciel se couvre d’un brouillard humide, la garúa, mais il ne pleut presque jamais.

La sierra (cordillère des Andes)

La sierra, c’est la fameuse cordillère des Andes avec son Altiplano, et dont les montagnes les plus élevées (beaucoup de volcans) culminent à plus de 6 000 m. Son relief accidenté et ses températures basses en font un milieu relativement inhospitalier. La sierra occupe un tiers du territoire pour environ… un tiers de la population.

La selva, ou forêt amazonienne

Elle connaît des températures élevées, en général supérieures à 25 °C le jour, et des pluies fréquentes. C’est la région la plus vaste (près de 60 % du territoire) et, comme on peut s’y attendre, la moins peuplée (environ 10 %), les forêts tropicales n’ayant jamais constitué un milieu très hospitalier.

LANGUES ET DIALECTES

Au niveau culturel, le Pérou présente une grande diversité linguistique. Selon des estimations, il existe une cinquantaine de langues qui cohabitent dans le territoire péruvien.

La langue officielle et la plus répandue au Pérou est l’espagnol, appelé aussi le castillan. Elle est aussi la langue maternelle de 80,2 % de la population et la lingua franca de la société péruvienne. Les langues autochtones, dont le quechua (13,2 %) et l’aymara (1,8 %), viennent en dernière position.

CULTURE

On ne connaît pas l’origine exacte des Incas. Certaines théories les font venir des hautes plaines de l’Amazone, tandis que la mythologie voit dans le lac Titicaca la matrice de ce peuple mystérieux.

Les Incas ont fondé, vers 1200, Cuzco (« le nombril du monde » en quechua). Le grand temple du Soleil sert aujourd’hui de fondation au monastère Santo Domingo. Les chroniqueurs rapportent que leur chef était un certain Manco Capac : la légende rejoint ici la réalité…

Douze dynasties incas se seraient succédées à Cuzco. Atahualpa appartiendrait à la treizième. Le premier Inca historique (le neuvième dans la mythologie) est Pachacutec-Inca-Yupán (1438-1471). Son nom signifie « renversement de l’ordre du monde ». Il rebâtit la ville de Cuzco, telle que les Espagnols la découvrirent.

Du temps de leur splendeur, les Incas dominaient un immense territoire couvrant largement le Pérou, la Bolivie, l’Équateur et un bon morceau de la Colombie et du Chili d’aujourd’hui : l’Empire inca. De nos jours, les traces de cette civilisation sont partout, dans les musées et les ruines, mais aussi dans la vie quotidienne, avec 10 millions d’indigènes parlant le quechua (déjà parlé avant les Incas).

Leur domination a duré moins d’un siècle, de 1438 à 1532, soit de Charles VII à François Ier. Leur grand apport se situe dans l’agriculture et l’architecture : en effet, c’est bien à eux que l’on doit les ouvrages parfois colossaux réalisés à partir de pierres taillées souvent impressionnantes et si bien ajustées qu’on ne peut glisser la lame d’un couteau entre deux blocs ! Les constructions extraordinaires datent de cette même période, dont les plus célèbres se trouvent sur les crêtes dominant la vallée de l’Urubamba : Machu Picchu, Pisac, Sacsahuamán…

La puissance des Incas résidait surtout dans leur faculté d’assimilation et d’unification des civilisations antérieures.

Non contents d’imposer une langue unique (le quechua), les Incas agrandirent – jusqu’à 11 000 km ! – le réseau routier déjà mis en place par les Chimús. Il était composé de deux axes longitudinaux ; l’un suivait la côte, l’autre la cordillère.

Un élément important dans la civilisation inca était le tissu. Autre point important caractérisant la civilisation inca : les sacrifices rituels, beaucoup moins fréquents que l’on croit, étaient pratiqués sur des enfants quand un grave danger menaçait une région, l’éruption d’un volcan par exemple.

GASTRONOMIE

Réputée pour être l’une des plus riches d’Amérique du Sud, la cuisine péruvienne est effectivement variée et savoureuse, même si l’on ne retrouve pas cette diversité dans tous les restos du pays.
Les aliments et la boisson ont toujours servi d’offrandes à la Pachamama, la Terre-Mère. Mention spéciale au quinoa, qui nourrit depuis plus de 5 000 ans les paysans des Andes.

Sans surprise, c’est à Lima et dans les villes les plus touristiques, comme Cusco, que l’on trouve le plus grand choix et les meilleurs restaurants. Lima est même considérée, désormais, comme une destination gastronomique majeure du continent ! Ailleurs dans le pays l’offre culinaire est souvent réduite, beaucoup de restos ne proposant que le sempiternel poulet rôti ou des grillades avec riz et frites.

Il y a cinq traditions culinaires au Pérou, qui correspondent plus ou moins aux divisions géographiques du pays.

  • La cuisine créole (criolla) d’origine espagnole, s’est développée sur la côte, et privilégie donc le poisson et les mariscos. Nombreux plats à base de poulet (pollo) également, de bœuf (res) et de canard (pato), presque toujours accompagnés de riz. Cette cuisine s’est largement diffusée dans le reste du pays.
  • La cuisine andine offre une grande variété de soupes, les plus courantes étant les bouillons (caldo) et les potages (crema). Côté poisson, bonnes truites d’élevage. La viande de cuy (cochon d’Inde), de bœuf, de venado (chevreuil), de porc et d’alpaga réjouiront les carnivores. Et puis il y a la pomme de terre, dont le pays compterait quelque 4 000 variétés !
  • La cuisine de la forêt amazonienne est moins connue mais parfois surprenante grâce à une grande variété de poissons de rivière souvent cuits enveloppés dans une feuille de bijao, une plante locale En forêt, on mange aussi du sanglier, et bien sûr du poulet, généralement accompagné de yuca (manioc) et de bananes plantain frites ou pilées.
    À éviter, deux espèces menacées : le caïman et le païche, un poisson géant en voie d’extinction (mais il est rare qu’il figure aux menus des restos de la selva).
  • La tradition culinaire afro-péruvienne fait appel aux ingrédients que les hacendados (grands propriétaires terriens) réservaient à leurs esclaves : le cœur de bœuf et les abats en général, grillés au barbecue ou mijotés dans une sauce aux cacahuètes. Il en a résulté l’une des spécialités du pays : les anticuchos, ou brochettes de cœur de bœuf.
  • Quant à la cuisine chinoise ou chifa, elle est arrivée au Pérou à la fin du XIXe siècle, en même temps que les travailleurs chinois venus récolter le guano sur les côtes péruviennes pour le compte d’entreprises britanniques. S’étant quelque peu « péruvianisée », elle est un peu différente de celle que l’on connaît en Europe.

idée iconInformations utiles avant votre départ

FORMALITÉS ADMINISTRATIVES

Un visa n’est pas nécessaire pour les ressortissants de l’Union européenne, seul un passeport en cours de validité est exigé.

En entrant au Pérou, vous recevez une carte d’« immigration » qu’il faut rendre à la sortie. Si vous la perdez, vous en êtes quitte pour passer à la Migración et la faire refaire, avec une pénalité d’une quinzaine de soles à la clé. Faites des photocopies de ce papier et de tous vos documents, au cas où.

 

SANTÉ

– Il est conseillé d’être à jour avec les vaccins universels (diphtérie, tétanos, polio, coqueluche, hépatite B).

– Les vaccins traditionnels contre la fièvre jaune, la typhoïde et l’hépatite A sont également recommandés.

Le vaccin contre la fièvre jaune est indispensable si vous allez dans la selva amazonienne et doit être fait plus de 10 jours avant l’arrivée, dans un centre agréé.

Pour les routards se rendant dans d’autres pays d’Amérique latine à partir du Pérou ou de la Bolivie, le certificat international de vaccination antiamarile (fièvre jaune) est exigible aux frontières, et vigoureusement exigé en cas d’épidémie.

Le vaccin contre la typhoïde est aussi nécessaire pour les séjours prolongés, tout comme celui contre l’hépatite A. Pour info, il existe un vaccin combiné typhoïde-hépatite A.

Le vaccin contre la rage est aussi recommandé pour les séjours longs (expatriés en particulier) et/ou ruraux (par exemple si vous êtes volontaire dans un centre de réadaptation d’animaux sauvages).

CLIMAT ET ENVIRONNEMENT

Quand c’est l’été en Europe, c’est « l’hiver » au Pérou. Mais les saisons sont différentes sur la côte, dans la sierra et dans la forêt amazonienne.

Par ailleurs, la proximité de la ligne équatoriale est déterminante pour les températures, le climat est plus doux dans la sierra du nord du Pérou que dans celle du sud. C’est le premier élément à prendre en compte au moment d’acheter son billet d’avion et de choisir son itinéraire.

Sur la côte

Les mois les plus chauds vont de décembre à février (25-30 °C). Les mois les plus froids de juin à août (15-20 °C). La garúa, une brume humide et persistante, comme un petit crachin, recouvre une partie de la région côtière (surtout Lima) de mai à mi-septembre. On voit alors rarement le soleil et l’ambiance est un peu triste…

En outre, la mer n’est pas très accueillante au Pérou à cause du courant froid de Humboldt qui remonte le long des côtes. Cela n’empêche pas les Péruviens du littoral d’adorer la plage et d’y aller le plus souvent possible, de décembre à février. Pour une température de l’eau plus clémente (et ce toute l’année), il faut aller près de Tumbes, à la frontière de l’Équateur, où la côte est épargnée par le courant de Humboldt.

Dans les Andes

De décembre à avril, c’est la saison des pluies. Le jour, la température oscille entre 20 et 25 °C environ. Les nuits sont plus fraîches.

Si possible, évitez de visiter les Andes à cette saison, d’abord et avant tout parce qu’on voit mal les montagnes, ensuite à cause des nombreux problèmes de communication.

Mai et juin sont un bon mois pour voyager dans les hautes terres. Les andes, ces terrasses agricoles construites à flanc de montagne, offrent alors la vision d’un superbe patchwork verdoyant, mais il pleut déjà beaucoup moins. Les récoltes n’ont pas encore eu lieu et la végétation n’est pas brûlée par le soleil.

De juin à octobre, c’est la saison sèche dans les montagnes. Les journées sont en principe chaudes et ensoleillées et les nuits fraîches, voire froides. Prenez donc un bon pull ou une polaire et un anorak.

Un cas particulier : il arrive que Puno et la région du lac Titicaca connaissent des vagues de grand froid en juillet et août.

Vous trouverez sur place de quoi vous équiper : gros blousons, pulls, gants, écharpes, bonnets, collants, ponchos et chaussettes en laine d’alpaga.

En Amazonie

De décembre à avril, c’est la saison des pluies et, quand il pleut dans la selva, ce sont les grandes eaux, il n’y a plus qu’à attendre. De juin à août, c’est la saison sèche et il fait très chaud et lourd, au moins 30 °C.

Peu importe l’époque, le poncho vous sera toujours utile, ne serait-ce que pour vos excursions en forêt.

DÉCALAGE HORAIRE

L’heure péruvienne est, selon la saison, de 6 ou 7h de moins par rapport à la nôtre. Lorsqu’il est 12h en France, il est 5h au Pérou d’avril à octobre et 6h le reste de l’année.

MONNAIE

La monnaie locale est le nouveau sol.

Vous n’aurez aucun souci pour changer vos euros, ni vos chèques de voyage.

Enfin, les cartes bancaires internationales sont acceptées presque partout.

ÉLECTRICITÉ

200 volts ; les fiches locales sont généralement similaires aux nôtres.

RÈGLES À RESPECTER POUR ÉVITER MALADIES ET BOBOS

– Faire attention aux fruits et légumes crus.

– Se laver les mains avant les repas.

– Se méfier des coupures et égratignures. Sous ces climats, elles peuvent mettre beaucoup plus de temps à guérir (n’hésitez pas à nous consulter en cas de petites plaies).

– Privilégiez le coton au synthétique à cause de l’humidité et de la chaleur pour éviter les irritations de peau.

– Garder aux pieds des tongs en plastique sous la douche pour éviter les champignons divers qui germent sous les tropiques. L’eau est le principal vecteur de maladies.

– Ne consommez pas d’eau du robinet, achetez de l’eau en bouteille.

 

À FAIRE / À NE PAS FAIRE

– Faites attention à vos tenues, évitez les habits trop découverts comme les décolletés trop généreux, les torses nus.

– Le sens de l’hospitalité des Péruviens est réel, vous pouvez être accueilli par des familles qui n’ont rien et pourtant vous donneront tout ce qu’ils peuvent. Si vous souhaitez les remercier en leur faisant un cadeau, mieux vaut ne rien ramener mais voir sur place quels sont leurs besoins. Ainsi, dans certaines régions, la pénurie de certains produits est tels que des fruits feront la joie de petits et grands, du matériel scolaire ou d’un vêtement, acheté localement ou taillé sur place pour que les bénéfices soient maximum pour les populations locales.

On tutoie généralement les gens, sauf ceux ayant un haut niveau social ou bien les personnes âgées.

– La bise est de mise entre homme et femme. Une seule manière, valable partout : une fois sur la joue droite.

– Respectez les agents de la loi (motard, agent de police). On s’adresse à un agent en disant Jefe (chef).

– Se faire appeler El Gringo n’a rien de péjoratif et n’a aucune connotation américaine.

– Photographier les indiens est rarement apprécié ; en effet, la majorité pense que la photo leur enlève leur âme. Demandez toujours l’autorisation avant.